
« Présidentielle 2021, nous constituons un duo avec votre modeste serviteur Soumanou Alassane, Gateri pour les intimes et mon colistier vice-président, Paul Hounkpè. Oui ! La Force cauris pour un Bénin émergent a décidé d’aller aux élections présidentielles parce que nous tenons à sauver la démocratie béninoise. En démocratie, il ne saurait y avoir d’élection sans opposition. La démocratie marche sur deux jambes, deux roues. Il n’y a pas de démocratie unijambiste. Nous pouvons pardonner des erreurs jusque-là. Mais cette fois-ci, il s’agit de la Présidentielle. C’est pourquoi, nous nous sommes soumis à toutes les difficultés. Nous sommes une opposition légale, constructive. Notre objectif premier c’était de défendre notre parti la FCBE. Elle n’est pas morte. Elle existe.
Deuxième objectif, en dehors des élections législatives où nous n’avons pas pris part malgré nous, nous avons décidé de ne jamais faire la politique de chaise vide, de participer à toutes les élections. C’est ainsi qu’au communal nous étions partis et nous avons eu tout ce que vous savez. Nous avons eu des centaines de dizaines de conseillers quelques mairies et nous tenons cette fois-ci, à aller aux élections présidentielle parce que nous sommes dans les démocraties de mandats.
Le président démocratiquement élu en exercice, son mandat prend fin d’ici quelques semaines. Il est de bon ton, selon la constitution béninoise, que le chef de l’État sortant organise les élections. Il peut être battu comme il peut être reconduit. Mais nous préparons le peuple béninois à l’alternance démocratique en 2021. C’est ça notre thème. Préparer le peuple béninois à l’alternance démocratique en 2021. Les Béninois construisent le Bénin par le consensus.
La FCBE tient à vous donner envie. Oui, nous venons vous donner envie pour qu’il y ait une participation massive, pour que vous votiez Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE). C’est le meilleur choix. Nous ne sommes pas prétentieux mais nous sommes courageux.
Nous sommes à cette élection parce que nous avons écouté de toute part, les lamentations, les déceptions des uns et des autres. Nous vous proposons une alternance crédible. Crédible en ce sens que nous connaissons le job. Nous avons exercé le pouvoir. En se présentant, contrairement à ce que certains pensent, nous n’avons aucun deal, aucun lien avec le pouvoir en place. Nous poursuivons Patrice Talon le Président actuel qui est en exercice non pas parce que nous sommes pour la violence mais nous pensons que l’alternance est possible. C’est nous qui lui avions confié le pouvoir en avril 2016 et c’est nous qui devons en principe, selon la logique, lui reprendre cela.
Nous voulons la paix, nous sommes contre la violence. Nous avons compris que ces derniers temps, les syndicats n’ont pas eu beaucoup de satisfactions dans leur revendication.
Nous proposons aux syndicats que si nous prenons le pouvoir, c’est le dialogue. Nous proposons au peuple béninois, à l’intérieur comme à l’extérieur. Tous les béninois en général bénéficieront d’une réconciliation nationale c’est pourquoi notre principe c’est le consensus.
Sur le plan de l’éducation, nous sommes les managers du système éducatif. Nous allons faire en sorte que le système éducatif soit reformaté par le recrutement des enseignants qualifiés, par la mise à disposition des infrastructures dignes de ce nom. Nous ferons de l’université à la portée du citoyen moyen.
Nous prendrons toutes les dispositions pour que l’économie soit intravertie. C'est-à-dire que toutes nos matières premières en principe doivent être transformées et avoir une valeur ajoutée. Parce que chers compatriotes, lorsque vous exportez les matières premières : Acajou, le coton et autres, lorsque vous exportez, ce n’est pas les matières que vous exportez. C’est de l’emploi !
Vous permettez à des usines Européennes et en Asie de faire travailler leurs usines et d’embaucher les ouvriers, les jeunes. Oui, nous savons que le problème d’emploi se pose. Notre système éducatif doit être revu. Nous devons aller à l’adéquation entre la formation et le marché de l’emploi. Nous devons donner la possibilité aux jeunes de trouver de l’emploi.
L’État seul ne peut pas être pourvoyeur. Il faut aller au partenariat public-privé. Permettre la création des PME et des PMI. Faire en sorte qu’il y ait une justice juste qui garantit les investisseurs nationaux et étrangers. Nous voulons ensemble et d’une manière inclusive résoudre tous les problèmes qui se posent au niveau de la jeunesse, au niveau de nos travailleurs. C’est-à-dire que nous prendrons comme principe le dialogue.
D’ici quelques semaines, vous irez choisir le nouveau président du Bénin. Je me porte candidat parce que je me sens près pour le job. Je veux gouverner autrement parce que pour moi : gouverner, c’est prévoir. Gérer, c’est anticiper. Le principe de l’État, c’est la continuité et non la rupture. Nous avons des projets à vous soumettre. Nous avons dans le domaine de la santé pris l’engagement de renforcer les soins de santé primaire. Nous avons voulu alléger les impôts parce que trop d’impôts tuent l’impôt.
Nous pensons à nos braves paysans. Nous devons mécaniser l’agriculture. Nous devons faire en sorte que les paysans soient récompensés et que leurs produits soient achetés à la dimension de leurs sacrifices. Dans la main de nos bravent paysans se trouvent encore la houe et la daba, nous allons œuvrer pour les substituer par des tracteurs et des engins motorisés.
Voter, c’est choisir. Choisir, c’est décider à qui vous voulez confier le présent et l’avenir de ce pays. Vous me connaissez et nous vous connaissons. Nous avons déjà exercé le pouvoir dans ce pays. Nous sommes de tendance social-démocratie. Nous mettons l’homme au centre de nos préoccupations. Nous nous battons. Nous ferons tout pour engager le Bénin dans la modernité. Nous allons renforcer tout ce qui a été fait. C’est au bout de l’ancienne corde que l’on tisse la nouvelle. Les infrastructures seront renforcées, l’eau sera dans les hameaux les plus reculés.
Nous allons œuvrer pour qu’une femme béninoise en état d’accouchement ne fasse plus de 25 kilomètres avant de trouver une maternité. Nous ferons tout pour qu’à chaque 10 kilomètres dans nos hameaux, dans nos arrondissements que les femmes en moins de dix kilomètres puissent accoucher aisément parce qu’il s’agit de donner vie à un Homme.
Aujourd’hui, la démocratie béninoise est en train d’aborder une seconde phase qui mérite qu’elle soit redynamisée. Qu’elle soit moderne la démocratie comme nous l’avons commencé en 1990. Je sais et je vous comprends. Je sais et je vous comprends parce que partout où nous sommes passés nous n’avons entendu que des plaintes et parce que ces plaintes nous parviennent. C’est parce qu’il y a des insuffisances dans ce qui se fait jusqu’à ce jour que nous avons décidé d’aller à la conquête du pouvoir. Ce qui est d’ailleurs un principe sacré. Tout parti politique, c’est la conquête du pouvoir.
Nous sommes de l’opposition. Nous n’avons aucun deal et nous sommes des candidats capables d’affronter n’importe quel duo. Nous avons la confiance du peuple et nous espérons que le peuple fera le bon choix. C’est le duo FCBE. Le bon choix, c’est la Force cauris pour un Bénin émergent. Je tiens à vous le dire. Ce qu’il ne faut pas faire, c’est de boycotter les élections. N’écoutez pas ceux qui vous diront de ne pas aller voter. Nous voulons vous donner l’envie de voter massivement, pour que le jour du vote tout se passe dans la paix, dans la joie. Pour nous, les élections constituent une occasion de fête et de réjouissance.
Transcription réalisée par : Ozias Hounguè & Ghislain Dossa Kakpo
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