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Développement du Bénin : «Wadagni est tenu de faire mieux que Talon», selon Gilbert Kinkpé

Développement du Bénin : «Wadagni est tenu de faire mieux que Talon», selon Gilbert Kinkpé

Ancien conseiller municipal de Cotonou, Gilbert Kakpo Kinkpé a opiné sur la gouvernance actuelle du Bénin. L'acteur politique de la majorité présidentielle qui salue les premiers pas du régime pense que le président Wadagni a devoir de faire mieux que son prédécesseur à la tête du pays.

Ancien conseiller municipal de Cotonou, Gilbert Kakpo Kinkpé a opiné sur la gouvernance actuelle du Bénin. L'acteur politique de la majorité présidentielle qui salue les premiers pas du régime pense que le président Wadagni a devoir de faire mieux que son prédécesseur à la tête du pays.

Gilbert Kakpo Kinkpé

Gilbert Kakpo Kinkpé

Patrice Talon a placé la barre en matière de développement haut. Et son successeur Romuald Wadagni a l'obligation de faire plus que lui. C'est ce que pense Gilbert Kakpo Kinkpé, ancien conseiller municipal de Cotonou et acteur politique de la majorité présidentielle. 

 

Invité dimanche 1er novembre 2026, sur l'émission "Version originale" de TVC, le président du mouvement "Gladiateurs", qui a soutenu la candidature de l’actuel chef de l’État, estime que Romuald Wadagni ne doit pas se contenter de poursuivre les réalisations de son prédécesseur. Il doit faire mieux.

 

« Talon a fait ce qu’il peut, et Wadagni fera mieux », affirme-t-il avec conviction sur le plateau de TVC. Une ambition qu’il justifie par le parcours de Romuald Wadagni, notamment son expérience à la tête du ministère de l’Économie et des Finances, où il a contribué à la mobilisation des ressources ayant soutenu les politiques publiques du régime précédent.

 

Pour l’ancien soutien politique de Patrice Talon, les premiers signaux envoyés par le nouveau président sont encourageants. Il cite notamment la prise en charge des urgences dans les hôpitaux et l’acquisition de bus destinés à faciliter le déplacement des étudiants. À ses yeux, ces initiatives témoignent d’une attention portée aux préoccupations sociales des populations.

 

Gilbert Kakpo Kinkpé relève également les déplacements du chef de l’État à l’étranger, qu’il interprète comme des démarches destinées à mobiliser des ressources et à négocier des partenariats pour le Bénin. Il invite toutefois les citoyens à faire preuve de patience, estimant que les résultats d’une politique se mesurent dans la durée.

 

« On vient maintenant d’allumer le feu. On vient de mettre l’eau. Avant qu’on n’ait la pâte, il faut que l’eau puisse bouillir d’abord », illustre-t-il, appelant à laisser au nouveau président le temps de mettre en œuvre son programme.

 

Des propositions pour le chef de l’État

 

Au-delà de son soutien, l’acteur politique entend contribuer à la gouvernance de Romuald Wadagni. Il annonce son intention de transmettre régulièrement au président de la République des fiches de propositions inspirées, notamment, des préoccupations exprimées par les citoyens dans les médias.

 

Il cite déjà la question de la formation des instituteurs, suspendue depuis 2018, pour laquelle il se dit disposé à entreprendre des démarches auprès du pouvoir exécutif. Pour lui, soutenir un président ne consiste pas seulement à défendre son bilan, mais aussi à lui soumettre des pistes d’amélioration.

 

Gilbert Kakpo Kinkpé estime par ailleurs que Romuald Wadagni reste libre de ses décisions. La continuité avec le régime précédent ne doit donc pas, selon lui, empêcher le nouveau chef de l’État d’imprimer sa propre marque. L’ancien président a laissé un héritage que son successeur devra consolider et dépasser. Gilbert Kakpo Kinkpé, lui, affiche sa confiance : « Le projet de Wadagni est très grand. » 

 

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