Archives

Transition au Mali: Assimi Goïta rassure le CMA sur l’application de l’accord d’Alger

Transition au Mali: Assimi Goïta rassure le CMA sur l’application de l’accord d’Alger

Le président de la transition au Mali a reçu une délégation de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). La rencontre s’est tenue le mercredi 2 juin 2021 à la présidence malienne à Bamako.

Le président de la transition au Mali a reçu une délégation de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). La rencontre s’est tenue le mercredi 2 juin 2021 à la présidence malienne à Bamako.

membres-cma-azawad-mali

Des membres du CMA 

 

L’Accord d’Alger ne sera pas remis en cause au Mali. En tout cas, pas pendant que le colonel Assimi Goïta dirige la transition au Mali. Mercredi 2 juin 2021, président de la transition depuis le coup de force du 24 mai, le militaire a reçu une délégation de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). La rencontre entre l’ex-rébellion et le désormais Chef d’Etat malien, apprend RFI, s’est tenu dans la nuit du mercredi 2 juin 2021 au palais présidentiel de Koulouba, situé sur les hauteurs de Bamako.

Elle a pour but de rassurer le CMA de la poursuite des engagements pris par le précédent gouvernement pour l’application effective de l’accord de paix et de réconciliation d’Alger, signé en 2015. En début de semaine, après une rencontre du 29 au 31 mai, le CMA avait demandé des gages sur « l’application effective » de l’accord d’Alger avant toute participation gouvernement du colonel Assimi Goïta.

Choguel Maïga, précise le média français, un des responsables du M5 (mouvement qui a contribué à la chute du régime du président Ibrahim Boubacar Kéïta avant le putsch du 18 août 2020, Ndlr) et pressenti au poste de Premier ministre était présent à cette rencontre. Selon le média français, sa présence avait pour objectif de rassurer les ex-rebelles sur l’application de l’accord de paix et de réconciliation d’Alger.

Car, explique RFI, ce responsable du M5 n’approuve pas l’accord d’Alger qui, pour lui, conduit à une partition du Mali. Des échanges, il ressort que cet accord ne sera pas remis en cause. Ce, peu importe celui qui sera nommé au poste de Premier ministre. Le média ajoute qu’à l’issue de la rencontre les ex-rebelles ont été « rassurés et ont déclaré leur disponibilité pour l’accompagnement de la transition ».

Après le coup de force du 24 mai, le Mali a été suspendu par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Africaine (UA). L’Union européenne avait également annoncé « des sanctions ciblées » contre des militaires. Dans la même perspective, les Nations Unies ont condamné ce coup de force perpétré par le colonel Assimi Goïta, chef de la junte qui a renversé IBK en août 2020.

De son côté le nouveau chef d’Etat dit prendre acte de ses sanctions. D’ailleurs RFI apprend que le colonel va prêter serment le lundi 7 juin 2021 devant la Cour suprême.