SECURITE-HUMAINE

Dubaï porta potty : Kmal Radji situe la responsabilité des dirigeants africains

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L’artiste Kmal Radji a, par un post sur sa page Facebook, réagi à l’humiliante scène des femmes transformées en objet sexuel et en toilette mobile, recevant les excréments de riches émiraties connue sous le vocable ‘’ Dubaï porta potty’’. Il met les dirigeants africains au banc des accusés.

kmal-radji-dubai-porta-pottyLe slameur béninois Kmal radji

Kmal Radji trouve une responsabilité pour les dirigeants africains dans le scandale "Dubaï porta potty". Le slameur béninois  en  appelle à la conscience des dirigeants africains. L’artiste a fait un post en réaction à l’affaire dite de Dubaï porta potty. Un terme qui fait l’actualité sur les réseaux sociaux depuis quelques jours et qui renvoie à d’humiliantes scènes des femmes transformées en objet sexuel et en toilette recevant des déjections de riches émiraties.

« Dans le fond de nos vies, je me suis posé la question de savoir, si vraiment nos dirigeants entendaient ce que devenaient nos jeunes, la jeunesse de notre pays, leurs enfants, de façon générale et surtout aujourd’hui, une fois à Dubai… », se demande l’artiste dans son post sur sa page Facebook

En rappelant ce que deviennent les garçons et les filles une fois à Dubaï, il n’hésite pas à tancer ces riches hommes d’affaires arabes. « Les hommes masculins, esclaves dans les chantiers, les filles esclaves sexuelles, leurs bouches deviennent des toilettes, des réservoirs à CACA de milliardaires arabes, n’ayant aucune éducation de quoique ce soit si ce n’est penser être béni d’argent papier… », écrit-il. Il rappelle qu’il y a 400 ans, les Africains étaient chosifiés dans les champs de coton, de canne à sucre. Comme pour dire que le principe (la chosification de l’africain) reste d’actualité.

La faute à la jeunesse africaine ?

Pour Kmal Radji, même si ces jeunes, portent le nom des nations africaines, portent les passeports de pays africains, ils vivent « dans des pays sans plan pour la jeunesse, ils essayent de s’occuper à leurs façons ».

« Pourrions-nous vraiment parler de fête de travail ? Pouvons-nous vraiment dire que nous occupons notre jeunesse ? Avec une réelle motivation ? Pouvons-nous être sincère ? Nos dirigeants peuvent-ils se regarder dans la glace et avoir l’audace de donner au travail une place honorable. Honorable du point de vue de la communauté, notre ensemble ? ». Autant de questions que partagent le slameur dans son écrit et qui doivent faire réfléchir les dirigeants africains.

Pour lui, le travail a été détruit il y a longtemps. De sorte qu’« au siècle de la facilité, l’honneur est un vieux souvenir ». Une manière pour Kmal Radji de rappeler à chacun comment l’honneur a été sacrifié à l’hôtel du gain facile.  

 

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