Un verre "talokpémi" rempli d'alcool Sodabi (photo d'illustration)
La comsommation de 770 litres de Sodabi (Alcool local) frelatés évitée aux populations grâce à la vigilance de la police républicaine.
L’affaire remonte au 23 octobre 2025, selon le point fait mardi 3 février 2026 sur ses canaux digitaux. Ce jour-là, le commissariat de l’arrondissement de Dévè a saisi 770 littres d’alcool de fabrication locale, communément appelé sodabi en raison de sa « qualité douteuse» au village Ayomi-Centre, arrondissement d'Ayomi dans la commune de Dogbo.
Face aux soupçons, les enquêteurs décident de s’en remettre à l’expertise scientifique. «Pour s'assurer de la qualité du produit mis en cause, cette unité de police avait réquisitionné le Laboratoire central de Contrôle de la Sécurité sanitaire des Aliments qui s'est prononcé quelques mois plus tard», indique le compte rendu de la police.
Après un trimestre d’analyses, le sodabi saisi est déclaré impropre à la consommation humaine par le Laboratoire central de Contrôle de la Sécurité sanitaire des Aliments
À travers cette affaire, la Police républicaine entend attirer l’attention sur les dangers que peuvent représenter certains alcools de fabrication locale. Elle invite la population à faire preuve de prudence et de vigilance quant à la qualité des boissons consommées.
La question de la consommation de l’alcool frelaté avait été abordés au parlement avec la 9è mandature. Au cours de la plénière du jeudi 16 mai 2024 de l’Assemblée nationale du Bénin, les députés avaient consacré une question orale avec débat à la fabrication, la commercialisation et la consommation de l’alcool frelaté.
Les députés avaient affirmé l'urgence d’agir pour sauver la jeunesse surtout dans le septentrion comme l’avait exposé Banouto en 2022, dans une enquête grand format sur le phénomène. Le dossier semble ne plus évoluer depuis lors.
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