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100 jours de Wadagni au pouvoir : les 04 mesures sociales majeures prises au profit des Béninois

100 jours de Wadagni au pouvoir : les 04 mesures sociales majeures prises au profit des Béninois

Après son investiture le 24 mai 2026, le président Romuald Wadagni a pris des décisions sociales majeures en faveur des populations. Banouto revient sur quatre (04) mesures sociales.

Après son investiture le 24 mai 2026, le président Romuald Wadagni a pris des décisions sociales majeures en faveur des populations. Banouto revient sur quatre (04) mesures sociales.

Romuald Wadagni, président de la République du Bénin

Romuald Wadagni, président de la République du Bénin

Prise en charge des urgences vitales, baisses des redevances mensuelles dans les marchés modernes, subventions spécifiques aux agricuteurs, gratuité de la scolarité des filles jusqu’en terminale... En trois mois et quelques jours, le président Romuald Wadagni a pris plusieurs mesures qui ont eu des échos dans l'opinion. Banouto revient sur les 04 mesures sociales qui ont suscité beaucoup de réactions chez les Béninois. 

 

 

1- Baisse des redevances mensuelles dans les marchés modernes

 

L'une des premières mesures prises par le président Romuald Wadagni après sa prise du pouvoir est la baisse des redevances dans les marchés modernes au Bénin. A travers cette décision, le président Romuald Wadagni et son gouvernement ont répondu à une doléance formulée par les commerçants vers la fin du mandat de Patrice Talon. Après la fixation des prix des espaces marchands dans ces marchés, les commerçants avaient plaidé pour que les redevances puissent connaître une réduction.

 

Chose promise, chose due dit-on. Lors du Conseil des ministres du mercredi 1er juillet 2026, le gouvernement a autorisé la "réduction des redevances applicables aux espaces marchands des marchés urbains et régionaux des pôles commercial Tokpa Yôyô et agroalimentaire Tokpa Daho". « Tenant compte des doléances émises, le Président de la République a donné des orientations en vue de renforcer l’accessibilité financière des marchés modernes et de favoriser leur occupation optimale », a expliqué l'exécutif dans le compte rendu du conseil des ministres.

 

Cette réduction varie entre 15% et 30% des redevances mensuelles initiales, selon la catégorie des marchés et est applicable à partir du mois de juillet 2026. A travers un communiqué, le gouvernement a rendu publiques les grilles tarifaires qui varient selon les différentes catégories de marchés. Dans les marchés urbains de Cotonou, les redevances passent de 18 000 FCFA à 12 000 FCFA et de 21 000 FCFA à 15 000 FCFA. Les espaces marchands des marchés régionaux, des pôles commercial Tokpa Yôyô et agroalimentaire Tokpa Daho ont également connu des réductions.

 

2- Prise en charge des urgences vitales

 

L'une des premières priorités affichées par le régime Wadagni est la prise en charge des "urgences vitales" dans les centres de santé et hôpitaux publics. La prise en charge des "urgences vitales" était dans les grandes lignes du projet de société du candidat Romuald Wadagni. Elu et désormais aux commandes du pays, le chef de l'Etat a honoré son engagement vis-à-vis des Béninois, notamment les personnes vulnérables. Lors de son premier Conseil des ministres de son septennat, mercredi 3 juin 2026, le président de la République a ordonné la prise en charge systématique des patients en situation d’urgences vitales dans tous les hôpitaux et centres de santé publics.

 

Le conseil a décidé de débloquer une enveloppe financière d’un milliard de FCFA pour soutenir les formations sanitaires. Cette dotation vise à « accompagner les hôpitaux publics dans la mise en place des stocks d’intrants indispensables à la prise en charge des urgences vitales ». Dans une publication sur sa page Facebook, le président de la République a qualifié cette décision de « forte ». Pour lui, « aucune vie ne doit plus être perdue faute de moyens financiers ». 

 

« Lorsqu’une urgence vitale survient, chaque minute compte. Pourtant, trop de familles ont déjà vécu l’angoisse de devoir chercher de l’argent au moment même où il fallait sauver une vie. Cette situation ne peut plus être une fatalité », assure le chef de l'État. Conscient que sans l'eau et électricité, les cas d'urgence vitale ne pourront pas être pris en charge systématiquement et convenablement, l'Exécutif a débloqué 10 milliards de FCFA dans ce sens.

 

3- Gratuité de la scolarité des filles jusqu’en terminale

 

Au Bénin, aucun parent d’élève ne paiera plus les frais de contribution scolarité pour sa fille de la maternelle jusqu’à la fin du second cycle dans l’enseignement secondaire général et technique public. Le gouvernement du président Romuald Wadagni a généralisé cette mesure. Avant le pouvoir Wadagni, la mesure ne prenait en compte que les filles du premier cycle au plan national et dans vingt communes au second cycle. Mais la mesure est désormais élargie à toutes les filles et sera effective dès la rentrée scolaire 2026-2027.

 

Cette mesure vise toutes les élèves filles béninoises répondant aux conditions fixées par l’arrêté. Le texte prévoit toutefois un mécanisme de compensation pour éviter que cette exonération ne pèse sur les ressources des établissements. Mieux, le gouvernement a autorisé le décaissement d’une enveloppe de vingt (20) milliards de FCFA pour renforcer et accélérer le programme d’accès à l’eau potable et à l’électricité pour l’ensemble des établissements d’enseignement publics qui en sont dépourvus.

 

 

4- Des primes spécifiques aux agriculteurs

 

Les agriculteurs de quatre filières bénéficieront de subventions spécifiques si la production nationale dans ces secteurs atteint un certain plafond. Il s'agit des filières riz, coton, soja et cajou. Selon la mesure prise en Conseil des ministres, il sera versé une subvention de 10 FCFA/kg aux agriculteurs pour les productions nationales de 200.000 tonnes pour le cajou, 450.000 tonnes pour le soja, 350.000 tonnes pour le riz et 700 000 tonnes pour le coton.

 

 

Le porte-parole du gouvernement a expliqué pourquoi l’Exécutif a porté son choix sur ces quatre filières. Selon lui, les quatre filières sont « les secteurs les plus organisés et structurés ». « On peut prendre le risque sur ces secteurs sans aller en perdition. Donc nous avons commencé par là », a justifié le ministre.

 

A travers cette mesure, le gouvernement entend mieux récompenser l’effort productif, renforcer durablement les revenus des exploitants agricoles, sécuriser l’approvisionnement des unités de transformation locales. L’Exécutif vise également à consolider le positionnement du Bénin comme puissance agricole et agro-industrielle de référence en Afrique de l’Ouest.

 

 

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