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Violences préélectorales au Bénin: pas d’amnistie ni grâce «envisageable», selon Patrice Talon

Violences préélectorales au Bénin: pas d’amnistie ni grâce «envisageable», selon Patrice Talon

Le président béninois a déclaré qu’il n’envisage pas d’amnistie ni de grâce pour les auteurs et instigateurs des violences enregistrées au Bénin entre le 6 et le 9 avril 2021.

Le président béninois a déclaré qu’il n’envisage pas d’amnistie ni de grâce pour les auteurs et instigateurs des violences enregistrées au Bénin entre le 6 et le 9 avril 2021.

Patrice Talon est ferme. Il n’y aura pas d’amnistie ni de grâce présidentielle pour les auteurs et instigateurs des violences préélectorales au Bénin. Dans une interview à RFI et France 24 ce vendredi 30 avril 2021, le chef de l’Etat béninois a été très catégorique sur la question. 

« Je n’envisage pas, à nouveau, de fermer les yeux sur ce qui s’est passé ou de gracier ou d’amnistier parce que ça devient récurrent. Donc il n’est pas envisageable que une fois encore que les gens soient graciés de quelque chose qui devient récurrent », a été très clair le président béninois.

Ce n’est pas la première fois que le Bénin enregistre des violences pendant la période électorale. En 2019, aux lendemains des élections législatives d’avril 2019 auxquelles seuls deux partis proches du pouvoir ont pris part, des actes de violences ont été enregistrés à Cotonou et dans plusieurs autres villes du pays. Plusieurs personnes ont été interpellées puis placées en détention préventive. Mais à la faveur du dialogue politique initié par le président Patrice Talon, les mis en cause dans les violences ont été amnistiés.

Selon le président béninois des personnes ayant bénéficié de la loi d’amnistie adoptée en 2019 après les violences postélectorales ont récidivé. « Vous voulez qu’on les gracie à nouveau ? », interroge le président Talon avant de répondre : « Ce serait une faute ».