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Brésil : Flávio Bolsonaro en fuite vers les Etats-Unis après sa défaite à la présidentielle

Brésil : Flávio Bolsonaro en fuite vers les Etats-Unis après sa défaite à la présidentielle

Deux jours après sa défaite à la présidentielle, Flávio Bolsonaro a quitté, mardi 26 octobre 2026, le Brésil pour les États-Unis, selon plusieurs sources. Pendant ce temps, Lula savoure une victoire historique, mais s’apprête à gouverner un pays profondément divisé.

Deux jours après sa défaite à la présidentielle, Flávio Bolsonaro a quitté, mardi 26 octobre 2026, le Brésil pour les États-Unis, selon plusieurs sources. Pendant ce temps, Lula savoure une victoire historique, mais s’apprête à gouverner un pays profondément divisé.

Flavio Bolsonaro, le candidat battu à la présidentielle 2026 a quitté le Brésilsil

Flavio Bolsonaro, le candidat battu à la présidentielle 2026 a quitté le Brésilsil

Flávio Bolsonaro a fui le Brésil. Pour l’opposant, la défaite électorale a rapidement tourné en crainte de représailles politiques. Mardi 27 octobre 2026, il a quitté le Brésil pour les États-Unis, selon Reuters et plusieurs médias américains, sans avoir reconnu sa défaite face à Luiz Inácio Lula da Silva. Son départ intervient alors que la cour suprême brésilienne l'avait sommé de remettre ses passeports aux autorités judiciaires dans le cadre d'une enquête sur une affaire de blanchiment présumé.

 

Le sénateur de 45 ans n’a pas respecté le délai de 24 heures fixé par la Cour suprême dans le cadre de cette enquête portant notamment sur des soupçons de blanchiment d’argent, qu’il conteste. Ses passeports brésilien et diplomatique ont été annulés, selon France 24. Washington a, de son côté, annoncé que des visas seraient délivrés à Flávio Bolsonaro et à sa famille, sans confirmer initialement où se trouvait le candidat battu, selon Reuters.

 

Les autorités argentines ont indiqué, mercredi matin, que le sénateur conservateur et sa famille étaient en vol vers l'Équateur depuis l'Argentine après avoir franchi, la veille, la frontière terrestre entre les deux pays « muni de documents de voyage en règle, sans obstacle légal », selon un communiqué publié sur X par la Direction nationale des migrations argentine rapporte Le Figaro.

 

La nouvelle a surpris jusqu’à certains membres de son équipe de campagne, qui s’attendaient à le voir conduire l’opposition au prochain gouvernement. Lula, qui a fêté ses 81 ans le 27 octobre, a qualifié ce départ de « honteux ». « Le Brésil, c’est sa seconde patrie. La première, c’est de lécher les bottes des États-Unis », a-t-il lancé, dénonçant la proximité du clan Bolsonaro avec l’administration de Donald Trump.

 

Lula renverse les pronostics

 

Sur le terrain électoral, le président sortant Lula da Silva a créé la surprise. Le 25 octobre, il a remporté le second tour avec 51,79 % des suffrages, contre 48,21 % pour son adversaire, selon le Tribunal supérieur électoral. Il totalise 64,25 millions de voix, soit plus de 4,4 millions d’avance.

 

Pourtant, le 4 octobre, Flávio Bolsonaro était arrivé en tête du premier tour avec 47,03 %, devant Lula et ses 45,16 %. La remontée du candidat de gauche a déjoué les prévisions et empêché le retour au pouvoir de l’extrême droite. Sur l’avenue Paulista, à São Paulo, devant une foule en liesse, Lula a lancé : « Dieu veille sur moi ! » Il a aussi déclaré : « Tout ce qui m’est arrivé dans la vie a été un miracle. »

 

Une victoire, pas un chèque en blanc

 

Cette réélection ouvre à Lula un quatrième mandat présidentiel, après ses deux premières présidences de 2003 à 2010 et son retour au pouvoir en 2023. Il devra toutefois composer avec un Congrès où les forces conservatrices restent puissantes. La campagne a également révélé la persistance d’une fracture entre deux visions du pays : l’une axée sur la justice sociale, la protection de l’Amazonie et la souveraineté nationale, l’autre portée par le conservatisme du camp Bolsonaro.

 

La contestation du résultat et les tensions autour du départ de Flávio Bolsonaro ajoutent à l’incertitude. L’investiture de Lula est prévue en janvier 2027. Lula a remporté les urnes, mais la bataille politique est loin d’être terminée. Sa capacité à gouverner au-delà de son camp sera déterminante pour apaiser un Brésil toujours profondément divisé.

 

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