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Sanctions de la Cedeao contre le Mali : les mises au point de Macky Sall

Sanctions de la Cedeao contre le Mali : les mises au point de Macky Sall

Le président sénégalais, Macky Sall a réagi, samedi 05 février 2022, aux polémiques et indignations suscitées par les sanctions de la CEDEAO contre les putchsistes ouest-africains, notamment ceux du Mali. 

Le président sénégalais, Macky Sall a réagi, samedi 05 février 2022, aux polémiques et indignations suscitées par les sanctions de la CEDEAO contre les putchsistes ouest-africains, notamment ceux du Mali. 

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Les sanctions de la Cedeao contre le Mali sont-elles dures ? L'organisation n'est-elle là que pour sanctionner? Ses sanctions sont-elles sélectives? Le Sénégalais Macky Sall, devenu président en exercice de l'Union africaine (Ua) ce samedi 05 février 2022, apporte des éléments de réponses. Présent à Addis Abeba, en Ethiopie,  pour le 35ème sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Ua, il a été interrogé par nos confrères de France 24.  « Il n’y pas de discrimination envers un pays ou un autre », a souligné le chef de l’Etat sénégalais en précisant que l’organisation a juste utilisé les instruments dont elle dispose contre les prises de pouvoir anti-constitutionnelles. 

 Dans le cas du Mali, indique-t-il, « jamais la Cedeao n’a essayé d’emblée de sanctionner par exemple. La Cedeao a accepté la proposition de la junte (de faire une transition) de 18 mois. Elle a accompagné la transition. Même après le deuxième coup d’Etat, la Cedeao a dit qu’à cela ne tienne, d’accompagner la junte et il ne reste que 8 mois ». Mais selon Macky Sall, le pouvoir de la transition au Mali en abuse lorsqu’il est revenu avec une proposition de 5 ans de transition. « On ne peut pas accepter cela », a-t-il martelé en expliquant que l'acceptation d’une telle proposition peut entrainer un effet de contagion des pustchs en Afrique. 

Le chef de l’Etat sénégalais a fustigé l’interprétation qui est faite dans l’opinion des sanctions contre le Mali. « Il n’y a pas de préjuger. Nous ne voulons pas de sanctions contre Mali. Ce discours doit être clair. Il y a tellement de confusion entretenue à dessein, qu’on a l’impression que le Cedeao n’est là que pour les chefs d’Etat ou pour sanctionner », a dénoncé Macky Sall. 

 Ouverture 

Selon le président sénégalais, il est possible que les sanctions contre le Mali soient levées. Mais cela dépend des dirigeants de la transition.  « Il est possible. Il appartient aux autorités de proposer à la Cedeao. Nous attendons les propositions et nous serons heureux de pouvoir recevoir les propositions et travailler avec eux », a-t-il laissé entendre. Macky Sall a justifié la bonne foi des chefs d’Etat de la sous-région par l’accompagnement de la transition pendant plus 20 mois.

Alors qu'il était sous le coup de sanctions diplomatiques, notamment la suspension du Mali des instances de la Cedeao, le régime de transition s'est vu imposé de lourdes sanctions économiques. Prise lors du sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement du 9 janvier 2022, ces fonctions ont fait suite à la proposition des militaires au pouvoir de rallonger la transition de 5 ans.