Abdelmalek Droukdel, « émir » d’AQMI éliminé par les soldats français en 2020
Entre 2013 et 2022, les opérations françaises Opération Serval puis Opération Barkhane ont revendiqué la neutralisation ou la capture de nombreux cadres et chefs des principales organisations djihadistes actives dans la bande sahélo-saharienne.
Des publications du ministère français des armées et des anciens combattants font le point des leaders terroristes tombés lors des opérations Serval et Barkhane.
Dès décembre 2014, les forces françaises annoncent la neutralisation d’Ahmed El Tilemsi, figure fondatrice du MUJAO et émir d’Al-Mourabitoune. En mai 2015, Amada Ag Hama, dit « Abdelkrim le Touareg », et Ibrahim Ag Inawalen, deux responsables liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et à Ansar Eddine, sont tués lors d’opérations dans le nord du Mali.
La stratégie vise alors à affaiblir les structures de commandement de groupes tels que le Rassemblement pour la victoire de l'islam et des musulmans (RVIM, affilié à Al-Qaïda) et l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), branche sahélienne de l’organisation État islamique.
Le 21 février 2019, Yahia Abou el Hammam, numéro deux du RVIM, est neutralisé. En octobre de la même année, Abou Abderahman al-Maghrebi, considéré comme un responsable religieux de premier plan au sein du RVIM, est à son tour tué.
L’élimination d’Abdelmalek Droukdel et la campagne anti-EIGS de 2021
Le 3 juin 2020, Paris annonce la neutralisation d’Abdelmalek Droukdel, « émir » d’AQMI, lors d’une opération menée dans le nord du Mali.
Chef historique de la franchise maghrébine d’Al-Qaïda, il était considéré comme l’un des principaux architectes de la stratégie régionale du mouvement. Quelques semaines plus tôt, Mohamed el Mrabat, cadre majeur de l’EIGS, avait été capturé.
Le 10 novembre 2020, Bah Ag Moussa, présenté comme le chef militaire du RVIM et ancien officier malien, est neutralisé. Ces annonces sont confirmées à l’époque par le ministère français des armées et largement reprises par des médias internationaux.
L’année 2021 est marquée par une série d’opérations contre l’EIGS. En juin, Dadi Ould Chaib, alias Abou Dardar, et Sidi Ahmed Ould Mohammed, dit Khattab al-Mauritani, sont capturés, tandis qu’Almahmoud ag Baye, alias Ikaray, est neutralisé.
En juillet, Issa Al Sahraoui, coordinateur logistique et financier de l’EIGS, ainsi qu’Abou Abderahmane Al Sahraoui, chargé de fonctions judiciaires au sein du groupe, sont tués. En août 2021, Adnan Abou Walid al-Sahraoui, chef de l’EIGS et figure centrale de l’organisation dans la zone dite des « trois frontières », est neutralisé. Sa mort est officialisée par l’Élysée en septembre 2021.
En octobre 2021, Oumarou Mobo Modhi, chef au sein d’Ansarul Islam, et Saghid ag Alrhroro, responsable de la Saryat Gourma affiliée au RVIM, sont à leur tour neutralisés. En décembre, Soumana Boura, cadre de l’EIGS impliqué dans l’assassinat de six humanitaires français au Niger en 2020, est tué. En juin 2022, Oumeya Ould Albakaye, haut responsable de l’EIGS, est capturé.
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