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Projet Stop corruption stop VBG : SOS Civisme Bénin et Banouto en action contre la corruption sexuelle et la sextorsion

Projet Stop corruption stop VBG : SOS Civisme Bénin et Banouto en action contre la corruption sexuelle et la sextorsion

Le consortium SOS Civisme Bénin-Banouto a procédé, vendredi 13 février 2026, au lancement du projet "Stop corruption, Stop VBG" pour lutter contre la corruption sexuelle et les violences basées sur le genre.

Le consortium SOS Civisme Bénin-Banouto a procédé, vendredi 13 février 2026, au lancement du projet "Stop corruption, Stop VBG" pour lutter contre la corruption sexuelle et les violences basées sur le genre.

Les participants à la cérémonie de lancement

Les participants à la cérémonie de lancement

La problématique de la lutte contre la corruption sexuelle et la sextorsion au Bénin préoccupe l’Ong Savoir Oser Solidariser pour le Civisme (SOS Civisme Bénin) et le média Banouto.  Les deux organisations ont décidé de se mettre en consortium pour contribuer à éradiquer le fléau devenu récurrent dans la société béninoise.

 

Un projet est né de cet engagement. Il est intitulé : "Stop corruption, stop VBG". Il sera mis en oeuvre dans les communes à statut particulier (Porto-Novo, Cotonou, Abomey-Calavi et Parakou) sur une période de 18 mois, à compter d'octobre 2025. Entre autre acticités prévue, la réalisation d'une étude documentée sur la corruption sexuelle, l'outillage des journalisme en matière d'investigation et d'écriture sur les VBG, une campagne médiatique et des actions interinstututionnelles.  

 

Le consortium a procédé au lancement du projet, vendredi 13 février 2026 en présence des autorités politico-administratives et des représentants d’organisations de la société civile. Le projet est financé par Expertise France. Initiative innovante de lutte contre la corruption et les violences basées sur le genre (VBG) au Bénin, le projet met un accent sur la corruption sexuelle et la sextorsion qui affectent les femmes et les filles.

 

Selon la représentante du consortium, Estelle Akpa N’Kakou, la cérémonie de lancement marque le début d’un effort structuré et coordonné pour renforcer la prévention, la sensibilisation, la dénonciation et la répression de ces pratiques. « Au-delà de la visibilité et de la solennité de ce lancement, c’est l’impact concret sur le terrain qui guidera nos actions », a laissé entendre la representante du consortium SOS Civisme Bénin-Banouto.

 

Une approche globale

 

La corruption sexuelle et la sextorsion constituent des formes insidieuses de violences. Souvent banalisées et rarement dénoncées pour diverses raisons, ces violences affectent de manière disproportionnée les femmes et les filles, entravent leur accès à l’éducation, à l’emploi, à la justice et fragilisent les principes de bonne gouvernance. Ainsi, le projet, selon la représentante du consortium, se distingue par son approche globale. Pour elle, il mobilise les acteurs communautaires, religieux et institutionnels, afin de renforcer la vigilance et la protection des victimes dans un premier temps.

 

Ensuite, le projet vise à outiller les médias et les structures judiciaires, garantissant que la vérité puisse s’imposer face au chantage et aux abus. Il promeut, enfin, l’éducation, l’inclusion et l’égalité des chances, en veillant à ce que chaque citoyenne puisse poursuivre ses études ou sa carrière sans subir de pressions sexuelles. La representante du consortium a invité les leaders communautaires et religieux à jouer un rôle central dans cette lutte. « Aidez-nous à montrer que protéger les femmes et les jeunes filles contre la sextorsion n'est pas un affront à nos valeurs, mais bien le respect de nos principes fondamentaux de justice et d’équité », a-t-elle déclaré.

 

L’ambition est bien claire. « Nous voulons construire un environnement où aucune étudiante, aucune travailleuse ne devra choisir entre sa dignité et son diplôme, ses ambitions », a-t-elle ajouté. Aux citoyens et partenaires, Estelle Akpa N’Kakou a réaffirmé la détermination du consortium à contribuer « pour un Bénin plus juste et inclusif, où l’égalité des chances cesse d’être un slogan et devient une réalité tangible ».

 

Transformation des défis sociétaux en levier de progrès

 

Présente lors de la cérémonie de lancement, la représentante de Expertise France, Agathe Durand a honoré les initiateurs du projet. Selon elle, sa présence n’est pas uniquement liée à un simple appui financier de ses organisations. « Nous souhaitons aussi transmettre ce témoignage inébranlable en la capacité des acteurs locaux à transformer les défis sociétaux en levier de progrès », a-t-elle déclaré. Elle a salué l’initiative du consortium SOS Civisme Bénin-Banouto qui démontre qu’une alliance entre OSC, média et institutions peut générer un résultat concret et durable.

 

Pour Agathe Durand, le projet constitue une approche holistique visant non seulement à prévenir et à dénoncer les pratiques de la corruption sexuelle et la sextorsion mais aussi à assurer un suivi institutionnel et juridique efficace. La représentante a réaffirmé le soutien inconditionnel de son organisation à la mise en œuvre du projet et encourage « l’innovation, la rigueur et l’impact tangible des actions sur le terrain ».

 

Le Haut commissariat à la prévention de la corruption (HCPC) du Bénin est rassuré de la qualité des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet. Selon son représentant, Euloge Francis Atadé, l’institution chargée de prévenir la corruption au Bénin s’engage aux côtés du consortium. « Je nourris l’espoir et au nom du Haut-commissaire que ce projet permettra au Bénin d’être logé à l’enseigne des Etats qui sont salués en cette matière », a-t-il confié. Le chargé de des politiques de bonne gouvernances d’Éthique et d’intégrité au HCPC a affirmé que le lancement du projet "Stop corruption, Stop VBG" marque «une nouvelle ère de progrès, de consécration, de promotion, de prévention des actes collectifs et d’amélioration de la situation de la femme».

 

La cérémonie de lancement a réuni autorités politico-administratives, représentants d’organisations de la société civile, bénéficiaires et la représentante de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC). A travers sa Secrétaire générale adjointe, Inès Gnimagnon Kobo, la HAAC a apporté son soutien au média en ligne Banouto et ses partenaires. 

 

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