societe

Études universitaires au Bénin : énergies renouvelables, actuariat, IA...l’UIM mise sur les métiers d’avenir pour orienter les jeunes

Études universitaires au Bénin : énergies renouvelables, actuariat, IA...l’UIM mise sur les métiers d’avenir pour orienter les jeunes

L'Institut Universitaire MathFinEco (UIM) a organisé samedi 29 août 2026, sa journée portes ouvertes à son siège à Zopah, commune d’Abomey-Calavi. À cette occasion, l’Institut a présenté aux bacheliers et étudiants plusieurs formations liées aux mutations technologiques et économiques dans le monde.

L'Institut Universitaire MathFinEco (UIM) a organisé samedi 29 août 2026, sa journée portes ouvertes à son siège à Zopah, commune d’Abomey-Calavi. À cette occasion, l’Institut a présenté aux bacheliers et étudiants plusieurs formations liées aux mutations technologiques et économiques dans le monde.

Journée portes ouvertes à l'Institut universitaire MathFinEco, 29 août 2026

Journée portes ouvertes à l'Institut universitaire MathFinEco, 29 août 2026

L'Institut Universitaire MathFinEco (UIM) mise sur les « filières d'avenir » pour préparer la jeunesse béninoise aux mutations technologiques mondiales. Cet établissement privé d’enseignement supérieur veut notamment préparer les jeunes aux métiers de la data, de l’intelligence artificielle, des énergies renouvelables et des sciences actuarielles.

 

Devant un parterre de bacheliers et d'étudiants, le directeur de l'établissement, Étienne Yèhoué, a articulé son intervention autour des mutations économiques et technologiques mondiales et de leurs conséquences sur l'employabilité.

 

 

L’orientation, a-t-il expliqué, doit permettre aux jeunes de comprendre les métiers qui émergent et ceux dont les besoins vont croître dans les prochaines années. Une manière, selon lui, de limiter le risque de se retrouver sans emploi après plusieurs années de formation.

 

Pour Etienne Yèhoué, le choix d’une formation ne peut plus se faire sans tenir compte du progrès vertigineux que connaît le monde et donc par ricochet des évolutions du marché de l’emploi. « Lorsque vous ne choisissez pas des formations, des filières en adéquation avec ces mutations fondamentales, vous passez à côté », a-t-il renchéri.

 

 

Le directeur de l'Institut Universitaire MathFinEco (UIM) inscrit ces transformations dans ce qu’il présente comme la troisième révolution industrielle. Il cite notamment les énergies renouvelables, le numérique et les nouvelles technologies liées aux transports parmi les principaux changements qui redessinent les économies.

 

Le 1er responsable de l'UIM a rappelé qu’à une époque donnée, c’était le bois et le charbon qui étaient le moyen de cuisson. Aujourd'hui, souligne-t-il, le gaz est utilisé presque dans toutes les familles.

 

Dans ce contexte, il estime que la jeunesse doit jouer un rôle moteur. « C’est la jeune génération qui doit être au front pour innover, avoir d’ailleurs la formation adéquate, prendre des initiatives. »

 

 

De la data science aux sciences actuarielles

 

L’offre de formation présentée par l’IUM couvre plusieurs domaines considérés par l’établissement comme stratégiques pour l’avenir. L’école revendique notamment une position pionnière dans l’enseignement des sciences actuarielles au Bénin.

 

Cette discipline reste cependant peu connue du grand public. Elle intervient notamment dans l’analyse et la gestion des risques à partir de méthodes mathématiques et statistiques.

 

 

L’établissement propose également des formations en intelligence artificielle, machine learning et « Large Language Models » (LLM), ainsi que dans les systèmes embarqués, le numérique et les énergies renouvelables.

 

Selon Etienne Yèhoué, le domaine du numérique regroupe à lui seul de nombreuses spécialités. Il cite notamment les drones, les droïdes, l’informatique appliquée à la finance, la bioinformatique, ainsi que la gouvernance et les réseaux.

 

 

Les filières d’avenir présentées par l’IUM nécessitent, selon Marie Reine Kakpo, directrice adjointe de l’Institut, des bases solides dans plusieurs disciplines. Mathématiques, physique et informatique figurent parmi les compétences importantes, avec parfois des aptitudes littéraires selon les domaines.

 

L’établissement met notamment en avant l’ingénierie financière, les sciences actuarielles, le génie civil et les énergies renouvelables.

 

 

Un accompagnement au-delà du diplôme

 

La journée portes ouvertes a également permis de mettre en avant le suivi des étudiants après leur formation. Des témoignages d’anciens étudiants, notamment à travers des vidéos projetées durant l’événement, ont présenté différentes expériences de mobilité et de poursuite d’études.

 

Etienne Yèhoué insiste sur l’importance du réseau des anciens étudiants, inspiré notamment du système des « alumni » qu’il dit avoir découvert lors de ses études postuniversitaires aux États-Unis, notamment à l’Université Harvard.

 

 

L’IUM cherche ainsi à maintenir un lien avec ses anciens étudiants et à favoriser leur mobilité internationale. La directrice adjointe Marie Reine Kakpo a indiqué que l'établissement accompagne ses diplômés dans leurs démarches de visa pour poursuivre des études à l'étranger, notamment en France, et que les titulaires d'une licence en sciences actuarielles peuvent effectuer deux années supplémentaires à l'étranger pour obtenir un second diplôme.

 

Quelques anciens étudiants de l’IUM ont d’ailleurs témoigné des possibilités de poursuite d’études que l’établissement leur a offertes à l’étranger.

 

 

C’est le cas d’Aurel Gbaguidi. Ancien étudiant du cycle préparatoire de l'IUM, il est actuellement ingénieur en poste dans une entreprise en France, après avoir fait des études supplémentaires durant 3 ans à la Grande école d'ingénieurs informatique et d'experts du numérique EFREI à Paris.

 

Au-delà de la présentation des formations, cette journée portes ouvertes visait à rapprocher les jeunes des métiers qui restent encore peu connus au Bénin.

 

0 commentaire

0 commentaire